G.AZ(E)
Classique irrévérencieux
Céline AZizieh - piano
et G.AZ(E)
Jeannot Gillis - violon
avec
Aykut Duršen.-.contrebasse
Un duo au charme redoutable, à la fois musclé et aérien en formule trio (presque) classique.
Classique.
Comme un gilet anglais et une petite robe noire.
Un appartement à la mer et un faisan « brabançonne ».
Une sonate de Mozart et un vieux Porto, un fauteuil à l’opéra et un trekking dans le Vercors…
c’est pas classique ça, c’est bourgeois !
D’accord, le classique c’est un peu bourgeois, suffit de le savoir, mais c’est classe.
Comme un soutif dentelle gris puce de chez la Perla, culotte assortie ou un faune de Jef Lambeau souriant à une nymphe aux castagnettes.
Quelques pages de Proust et un film de Visconti.
Irrévérencieux donc…
Fritz Kreisler par exemple, c’est limite, mais avec un zeste de swing le pompier de service déploie des ailes d’ange et s’envole en sirotant une bière forte.
Ravel réhabilite les espagnolades, Poulenc se frotte à Tea for Two, à la nostalgie de la guerre d’Espagne et au cancan déjanté.
Un peu de tango pour faire canaille chic, jusqu’à Piazzolla – à peine salon.
Fauré déroule ses volutes avec de surprenantes grosses basses
Classique, mais pas chiant, suffit d’essayer de comprendre ce que le compositeur a voulu raconter et d’en faire une histoire pas trop lourde.
Juste un peu irrévérencieux, juste un peu cabaret.
Le duo GAz(E) a un invité :
Aykut Duršen
Contrebassiste turc virtuose appâté par une place de violoncelle qu’il chevauche sur sa basse.